MEGE (journées du patrimoine)

Le Musée de l’électricité, du gaz, et de l’éclairage public est tenu par une association de bénévoles retraités d’EDF (très sympathiques et passionnés, c’était très agréable de faire la visite avec eux). C’est un musée assez confidentiel, qui peut se visiter soit durant les journées du patrimoine, soit en contactant les bénévoles et en leur demandant d’organiser une visite pour un groupe déjà formé (il suffit de trouver une quinzaine de personnes qui veulent visiter ce musée). Je m’étais inscrite à la visite sans trop me renseigner, et du coup je m’attendais à trouver un musée classique avec accueil et billetterie, ce qui fait qu’en arrivant je suis passée devant sans remarquer que j’étais arrivée.

Bon, et du coup, qu’y a t’il derrière cette porte ? 

Petit détail : l’horloge de la cour est à l’heure. Il faut dire qu’elle se trouve dans un nid d’électriciens qui réparent tout ce qui leur tombe sous la main.

Sur cette cours se trouvent un poste de transformation EDF (transformant du courant haute tension provenant de l’usine de Saint-Ouen) et le musée MEGE.

Dans la partie « éclairage public » du musée 

La signalisation fait partie du même marché que l’éclairage public, et c’est pourquoi elle est présentée avec les lampadaires dans ce musée. Savez-vous pourquoi les feux et lampadaires sont peints en marron à Paris ? …. Avant la seconde guerre mondiale, nos beaux lampadaires et feux de signalisation étaient en cuivre, laissé nu.

 Mais en 1940, quand la France a perdu la guerre, l’entreprise chargée de l’éclairage public de Paris a eu peur que les allemands ne piquent le cuivre. Ils ont donc lancé des travaux d’urgence pour peindre (avec la première peinture qui leur est tombée sous la main) tous les réverbères et feux de signalisation en cuivre avant l’arrivée des allemands. Nos éclairages peints en marron sont ensuite devenus typiques de la ville de Paris, et on les a gardés. 

Ils ont aussi des objets plus anciens. Avant la diffusion de l’électricité on avait des réverbères au gaz. Et des allumeurs de réverbères (mais comme la planète c’est mise à tourner de plus en plus vite … Bonsoir … Et que la consigne n’a pas changé … Bonjour … Ah mince, je me suis trompée de texte ^^)

À cette époque, donc, les réverbères étaient au gaz, et le gaz circulait dans des conduites de gaz. En bois.

Conduite de gaz (ancien modèle) :

Ces conduites étaient bien adaptées au transport du gaz manufacturé qu’on utilisait à l’époque. Le gaz contenait de l’eau et du goudron qui gonflaient le bois et renforçaient la couduite. Par la suite, on est passé au gaz raffiné et on a changé de matériaux pour les conduites de gaz.

Tant qu’on parle de gaz, voici un schéma expliquant le fonctionnement d’un compteur. 2 cavités de même volume reçoivent du gaz en provenance de l’usine, ce qui déplace le machin vertical orange latéralement de gauche à droite, poussant le gaz dans la partie droite vers les circuits de gaz de la maison. Puis il revient à gauche, et on compte les aller-retour : un aller-retour du bâton vertical orange = une fois le volume du compteur.

Ils ont aussi de vrais compteurs de gaz :

Pour compter l’électricité, c’est plus compliqué. Au début de l’électricité de Paris, on ne savait pas compter la consommation individuelle, donc tout le monde payait la même chose, un abonnement indépendant de la quantité consommée. Ensuite, on a mis au point le système des compteurs électriques : une bobine alimentée par le réseau crée un champ électromagnétique. Une autre bobine, alimentée par le courant tiré dans la maison crée un autre champs électromagnétique. Un disque de métal placé entre les 2 bobines se met à tourner du fait des champs électromagnétiques contraires dans lesquels il est placé. Plus la seconde bobine est alimentée, plus le champs qu’elle émet est fort, plus le disque tourne vite.

Multitude de compteurs ont été construits comme ça

Mais on n’a pas trouvé ce principe tout de suite, d’autres systèmes ont été expérimentés avant :

Dans ce musée, il trainait aussi quelques cartes du réseau électrique. Certaines cartes sont sur tissu, pour pouvoir être enroulées facilement, et comme ça elles ne risquent pas de se déchirer et c’est moins grave si elles prennent l’eau. C’est donc plus pratique pour aller intervenir sur le terrain. Par contre, en regardant ces cartes, je comprends que parfois, lors des chantiers modernes, en creusant, on puisse tomber sur une canalisation non répertoriée sur les cartes modernes.

Le musée lui-même est construit dans une usine de transformation de courant construite dans les années 1930. 

À l’époque on construisait des abris contre les bombardements dans tous les nouveaux immeubles, et l’usine était donc équipée d’un abri. En cas de bombardements au gaz les abris étaient étanches, ne laissant pas rentrer l’air extérieur. Mais des fois on a besoin de faire entrer un peu d’air quand même. Pour renouveler l’air de l’abri, on utilisait ce vélo. Un moteur électrique aurait été possible, mais en cas de bombardements il y avait trop de risques de coupures d’électricité, donc on préfèrerait un vélo.

D’ailleurs, pour limiter les coupures d’électricité, en cas d’alerte tout les employés de l’usine de réfugiaient dans l’abri sauf un qui restait en haut pour veiller à la bonne distribution d’électricité. Il avait droit à son abri individuel installé en haut 

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